Accueil Date de création : 21/07/06 Dernière mise à jour : 30/06/08 12:41 / 76 articles publiés
 

Ma fic Harry Potter 7 : résumé  ([Fanfiction] Harry Potter et la Guerre des Sages) posté le vendredi 21 juillet 2006 15:03

   Harry ne s'est pas encore remis de la mort de son directeur et mentor, Albus Dumbledore. Mais il n'a pas le choix : il doit retrouver les Horcruxes pour tuer Voldemort afin de sauver le monde des sorciers.
   Quand Mr Weasley vient le chercher pour l'emmener au Q.G. de l'Ordre du Phénix, une surprise l'attend. Après cela viennent d'autres interrogations : qui est R.A.B. ? quel genre de personne se cache derrière Abel ? qui sont les Sages, et que mijote Lord Voldemort ? Et enfin la grande question : Harry est-il réellement en mesure de vaincre définitivement le Seigneur des Ténèbres ?
   Cette année, Harry va connaître joies et drames, le tout dans une ambiance de destruction du monde...
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Chapitre I  ([Fanfiction] Harry Potter et la Guerre des Sages) posté le vendredi 21 juillet 2006 15:10

 

 

1

Une dernière nuit

à Privet Drive

 

 

   Harry Potter regardait sa montre : onze heures cinquante-neuf. Dans une minute, il serait majeur aux yeux du monde de la magie et, Harry le savait, il ne serait plus en sécurité chez les Dursley. La protection que sa mère lui avait donnée, et qui n'était déjà plus efficace que dans la maison de sa tante et de son oncle, depuis que Lord Voldemort s'était servi de son sang pour renaître, allait désormais totalement disparaître et le Seigneur des Ténèbres n'aurait alors plus aucune difficulté pour le tuer.

   Plus que dix secondes. Neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un... zéro. Ça y est, il venait de devenir un adulte, un homme.

   Tout était prêt : ses vêtements de Moldus, ses robes de sorcier, ses grimoires, son Eclair de feu étaient rangés dans sa valise ; Hedwige, sa chouette au plumage de neige, était en train de chasser dehors mais elle se retrouverait enfermée dans sa cage dès qu'elle serait rentrée. Bien sûr, Mr Weasley ne devait venir le chercher qu'à neuf heures cinquante mais il était pressé de quitter cette maison où il ne s'était jamais vraiment senti chez lui, où il n'avait jamais connu l'amour des parents adoptifs qu'étaient sensés être les Dursley.

   Harry était « l'Elu », désigné par une prophétie plus de dix-sept ans auparavant, ce qui signifiait qu'il devait tuer Lord Voldemort : mais pour cela, il devait d'abord trouver et détruire les quatre Horcruxes restants du mage noir. Il existait encore un médaillon ayant appartenu à Salazar Serpentard et qui se trouvait en possession d'un certain R.A.B., dont Harry n'avait jamais entendu parlé.

   C'était en tentant de s'emparer de l'Horcruxe, en buvant une étrange potion aussi verte que le sortilège de la Mort, que Dumbledore s'était suffisamment affaibli pour que Rogue puisse le tuer. Harry avait découvert par la suite que le médaillon qu'ils avaient trouvé était faux, en lisant un message de R.A.B. Depuis la mort du directeur, Harry avait décidé de consacrer tout son temps, toute son existence à sa pénible tâche dès qu'il serait majeur.

   Il lui paraissait désormais impossible de mener une vie normale, impossible d'être heureux.

   Avec ses sombres pensées toujours en tête, il se coucha dans son lit. Il s'endormit presque immédiatement, car il n'avait pas beaucoup dormi depuis qu'il était rentré à Privet Drive, un mois plus tôt.

    

   Rogue s'avança vers Dumbledore. Ses traits se creusèrent, pleins d'une haine incompréhensible... Il leva sa baguette et la pointa sur le cœur du faible vieillard...

   - Avada Kedavra!

   Dumbledore fut alors projeté dans les airs puis retomba derrière le rempart de la tour... Il était mort...

   - NON !

   Harry se réveilla en sursaut. Il regarda sa montre : il n'était que six heures moins le quart du matin. Il n'avait pas dormi autant qu'il l'aurait souhaité mais peu importait : il était habitué, à présent, à revoir toutes les nuits la mort de celui qu'il avait tant admiré.

   Il attendit quelques minutes pour être sûr de ne pas avoir réveillé les Dursley, puis se rallongea en repensant à l'absurde confiance que le directeur avait pu avoir en quelqu'un d'aussi lâche... Un traître, c'était tout ce que Rogue était.

   Il entama sombrement sa longue attente.


   Comme prévu, moins de trois heures plus tard, Harry crut avoir une crise cardiaque lorsque Mr Weasley se matérialisa avec un « pop » sonore. Le père de Ron avait beaucoup maigri, et ses rares cheveux roux vifs avaient totalement disparu, laissant place à un crâne entièrement chauve - et Harry fut ainsi surpris une seconde fois en deux secondes. Mr Weasley s'efforça de sourire :

   - Bonjour, Harry. Tes affaires sont prêtes ? Bien, dans ce cas nous allons partir tout de suite.

   Il pointa sa baguette sur la valise de Harry qui n'avait même pas eu le temps de répondre quoi que ce soit et celle-ci disparut.

   - Heu... Mr Weasley ? Hedwige n'est pas encore rentrée et...
   - Ne t'en fais pas pour ça, l'interrompit Mr Weasley d'un ton empressé. Elle est beaucoup plus intelligente et résistante que ce pauvre Errol ; elle saura te retrouver.

   - Oui... d'accord, répondit Harry.

   - Très bien, dit Mr Weasley avec un triste sourire. Maintenant, prends mon bras, nous allons transplaner. Ah, non ! s'exclama-t-il soudain, en se donnant une grande tape sur le front. Excuse-moi, j'oubliais. Tu dois d'abord dire au revoir à ton oncle et à ta tante, Harry.

   - Je n'y tiens pas, répondit Harry. Et eux non plus, j'en suis sûr, ajouta-t-il sombrement.

   Mr Weasley parut embarrassé.

   - Ecoute, Harry..., dit-il, je sais que ce n'est pas vraiment le grand amour entre vous mais... ils sont ta seule famille, et cette maison a été ton foyer pendant dix années et six étés. Alors je pense que tu devrais au moins leur dire au revoir... ou adieu, si tu préfères, suggéra-t-il.

   - Je leur dirai adieu, répliqua vivement Harry. Je ne veux plus jamais les revoir... Mais de toutes façons, ils ne sont peut-être pas encore levés, à cette heure-ci..., marmonna-t-il.

   Bien entendu, Harry se moquait totalement de réveiller les Dursley : il ne cherchait qu'un prétexte pour ne pas leur parler, comme il l'avait fait durant tout l'été.

   - Allons voir quand même, insista Mr Weasley.

   Ils descendirent donc dans le salon dans lequel les trois Dursley prenaient bien tranquillement leur petit déjeuner en regardant le journal télévisé qui relatait plusieurs événements - parfois tragiques - inexpliqués : l'œuvre des Mangemorts.

   Lorsque l'oncle Vernon, la tante Pétunia et Dudley, réalisèrent que Harry venait de pénétrer dans leur salon avec un homme habillé d'une robe verte - et qu'ils n'avaient jamais invité chez eux -, le premier poussa un hurlement et devint rouge comme une écrevisse, la deuxième poussa un petit cri perçant de terreur, et le troisième poussa un gémissement pitoyable et plaqua ses deux mains sur son gigantesque derrière.

   - Qu'est-ce que vous fichez chez moi !? hurla l'oncle Vernon.
   - Harry ne vous a donc pas prévenus ? demanda Mr Weasley, déconcerté. Je suis Arthur Weasley : nous nous sommes vus déjà deux fois, vous vous souvenez ?

   - Vous !... bredouilla l'oncle Vernon, outré.

   - Je suis venu en transplanant pour emmener Harry, expliqua Mr Weasley en jetant un regard accusateur à Harry, mais j'ai pensé que vous devriez peut-être vous dire au revoir vu que vous ne vous reverrez peut-être plus...

   - Comment ça, on ne se reverra peut-être plus ? s'étonna la tante Pétunia.

   Les Durlsey tombaient des nues. Cette fois-ci, ce fut Harry qui prit la parole :

   - Aujourd'hui, j'ai dix-sept ans et je suis majeur. Alors je quitte cette maison pour toujours, déclara-t-il sans émotion.

   - Harry, intervint Mr Weasley, c'est peut-être un peu exa...

   - Très bien ! coupa l'oncle Vernon. Alors va-t'en ! Fiche nous enfin la paix, qu'on puisse vivre avec des gens normaux ! s'exclama l'oncle Vernon, avec un sourire ravi qui commençait à étirer son gros visage violacé.

   - Adieu ! dit Harry, las de cette conversation inutile.

   Il se dirigea d'un pas décidé vers le hall mais Mr Weasley le retint par la manche.

    - Attends, Harry, dit-il, je dois dire quelque chose à ton oncle.

   Harry vit que son visage avait une expression stupéfaite. Mr Weasley se tourna vers l'oncle Vernon.

   - J'aimerais vous dire, dit-il d'une voix tremblante de colère, ce que ma femme et moi nous nous sommes toujours retenus de dire sur vous. Vous dites que nous sommes anormaux mais... qu'est-ce que vous êtes, vous, dans ce cas ? Vous avez toujours traité Harry comme un moins que rien, un déchet, un détritus ! Mais vous n'avez jamais cherché à savoir quel genre de personne il était vraiment ! Harry est quelqu'un de bien, déclara-t-il avec conviction. Il a affronté des dangers dont vous n'avez pas idée et il a sauvé plusieurs fois la vie de mes enfants. Il m'a sauvé la vie ! s'exclama-t-il avec rage. Il a même affronté Vous-Savez-Qui, et à plusieurs reprises ! Vous n'êtes que des imbéciles... ET VOUS ATTACHEZ BIEN TROP D'IMPORTANCE À VOTRE PRETENDUE NORMALITE !

   Les trois Dursley étaient pétrifiés : ils n'osaient plus faire un seul geste, sûrement de peur que le sorcier qui leur hurlait dessus ne décide de se servir de sa baguette.

   - Viens Harry, dit Mr Weasley, dégoûté, on s'en va.

   Harry, qui ne s'était pas du tout attendu à une telle réaction de colère de la part de Mr Weasley, suivit celui-ci hors du salon. Mais une autre surprise l'attendait.

   Au moment où il franchissait le muret qui délimitait le jardin des Dursley, la tante Pétunia sortit et s'avança en courant, les larmes aux yeux. Arrivée devant Harry, elle dit simplement :

   - Bonne chance.

   Ahuri, Harry ne sut que répondre. Pétunia avait toujours été aussi désagréable que son mari... elle n'avait jamais cherché à se montrer tendre avec lui, pas une seule fois... Alors pourquoi l'aurait-elle fait maintenant ?... Finalement, sans savoir s'il devait éprouver quelque chose ou non, il se décida à répondre un peu sèchement :

   - Merci... Au revoir, tante Pétunia.

   Puis il se retourna et commença à longer Privet Drive avec le père de Ron. Arrivé au bout de la rue, Mr Weasley dit, songeur :

   - Finalement, peut-être que ta tante t'aimait un peu... en tout cas, les gens peuvent vraiment avoir des réactions étranges, constata-t-il.

   Il avait toujours l'air éprouvé par la joie odieuse qu'avait montrée l'oncle Vernon à l'idée de ne plus jamais revoir son neveu.

   - En tout cas, reprit-il avec un faible sourire, ta tante n'est peut-être pas si mauvaise que je ne le croyais. Bon allez, agrippe-toi à mon bras, maintenant. Nous allons transplaner.

   - Où est-ce que nous allons ? demanda Harry. Au Terrier ou au 12, square Grimmaurd ? Ron m'a dit dans une de ses lettres qu'il se trouvait au Q.G. de l'Ordre...

   - Nous allons bien au Q.G., confirma Mr Weasley, mais pas au square Grimmaurd.

   - Comment ça ? s'étonna Harry. Vous avez changé de quartier général ?...

   Mr Weasley acquiesça d'un signe de tête, l'air fatigué.

   - Mais pourquoi ?

   - Parce que Dumbledore étant mort, le sortilège de Fidelitas que nous utilisions ne fonctionne plus, expliqua Mr Weasley. Regarde : même toi tu as parlé du square Grimmaurd sans t'en apercevoir alors que tu n'es pas le Gardien su Secret. Donc Rogue a lui aussi pu révélé où se trouvait le Q.G. Nous avons donc été obligés de changer de lieu.

   - Voldemort... est chez Sirius ? s'offusqua Harry.

   - Pas forcément, répondit Mr Weasley, mais il a sûrement fait en sorte de piéger quiconque s'aventurerait là-bas, il ne raterait pas une occasion aussi belle.

   Harry savait que Mr Weasley avait raison, mais il pensait surtout que Bellatrix Lestrange n'aurait pas raté une occasion de prendre possession de la maison des Black, après avoir tué Sirius... Mais il essaya de ne pas trop penser à cette image qui lui donnait envie de vomir.

   - Mais alors... où est le Q.G., maintenant ? demanda-t-il d'un ton qu'il s'efforça de rendre calme.

   - Je ne suis pas le Gardien du Secret, répondit Mr Weasley, je ne peux pas le dire. Mais ne t'en fais pas, tu t'en rendras compte tout de suite quand on y sera... Agrippe-toi, maintenant.

   Encore surpris par les étranges réactions de la tante Pétunia et du père de Ron, et toujours choqué d'avoir appris que Lord Voldemort et ses Mangemorts disposaient de la maison de son parrain, Harry s'accrocha enfin au bras de Mr Weasley et éprouva cette sensation extraordinairement désagrable d'être passé de force à travers un tuyau en caoutchouc très étroit, et tous deux disparurent de Privet Drive avec un « pop » sonore.

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Chapitre II  ([Fanfiction] Harry Potter et la Guerre des Sages) posté le vendredi 21 juillet 2006 16:00

 

 

2

Le nouveau quartier général

de l’Ordre du Phénix

 

 

    Ils se retrouvèrent dans un couloir à peine éclairé par des torches fixées aux murs. Un des bouts du couloir était bouché par un amas de pierres ; l’autre se trouvait trop loin pour qu’ils puissent l’apercevoir. C’est là que Mr Weasley se dirigea et Harry le suivit.

    Après une marche interminable, ils arrivèrent devant un escalier en haut duquel ils se retrouvèrent à l’air libre. Ils étaient devant une pente douce recouverte de pelouse qui menait à un vaste château hérissé de tours aux sommets pointus.

    Harry le reconnut tout de suite : ils se trouvaient à Poudlard. Derrière eux se dressait d’ailleurs le Saule cogneur.

    - C’est ça, le nouveau quartier général ? demanda-t-il sans parvenir à cacher son étonnement.

    - En effet, répondit Mr Weasley. McGonagall a eu l’idée tout de suite après que le ministère de la magie ait privatisé l’école.

    - Privatisé ?

    - Tu ne le savais pas ? Je croyais que tu recevais la Gazette du sorcier, chez toi.

    - Je n’avais pas trop envie de lire le journal, ces temps-ci, dit Harry d’une voix sombre.

    Il savait que la Gazette parlerait de la mort de Dumbledore et il n’avait pas du tout envie que l’on le lui rappelle sans cesse.

    - Non, bien sûr, dit Mr Weasley, je comprends.

    - Mais pourquoi Poudlard a été privatisé ? Est-ce que ça veut dire que l’école est fermée ?

    - Oui. Le conseil d’administration a voté à l’unanimité pour la fermeture de l’école. Scrimgeour a dit qu’il était désormais inutile de payer les professeurs et l’entretien s’il n’y avait plus d’élèves à qui enseigner. Poudlard est donc devenu une propriété privée et est revenu au directeur actuel, c’est-à-dire au Professeur McGonagall.

    Entre temps, ils étaient arrivés devant les portes de chêne du château.

    - Bon, je dois te laisser, maintenant, annonça le père de Ron. Le Professeur McGonagall veut te voir avant que tu ne rejoignes Ron et Hermione dans la salle commune des Gryffondor. Elle habite désormais l’ancien bureau du Professeur Dumbledore. Au revoir, Harry.

    Celui-ci remercia et souhaita une bonne journée à Mr Weasley qui retourna vers le Saule cogneur.

    Harry ouvrit les portes et se retrouva dans le hall d’entrée. Il monta l’escalier de marbre et grimpa jusqu’au deuxième étage. En se retrouvant devant la gargouille qui masquait l’escalier mobile qui menait au bureau de Dumbledore, il se rendit compte qu’il ne connaissait pas le mot de passe. Mais à sa grande surprise, la statue de pierre se déplaça sans qu’il n’ait eu à parler. Il grimpa les marches et frappa.

    - Entrez ! répondit une voix qu’il reconnut comme celle du Professeur McGonagall.

    Il entra donc et découvrit le bureau du directeur très différent. Les instruments d’argent avaient disparu pour faire place à la paperasse, sans doute des dossiers concernant l’Ordre.

    - Bonjour Harry, dit McGonagall en levant les yeux vers lui. Je vous attendais. Asseyez-vous.

    Harry s’installa dans le fauteuil faisant face à McGonagall et demanda :

    - Bonsoir. Pourquoi vouliez-vous me voir, Professeur ?

    - Pour parler, répondit celle-ci d’un air tout à fait sérieux. Je voudrais discuter avec vous du testament du Professeur Dumbledore.

    Harry, qui ne voulait pas penser une seule seconde à la mort de Dumbledore, fut soudain ramené à la réalité que ses rêves lui montraient depuis maintenant cinq semaines. Tout comme pour Sirius, il n’avait pas songer un instant au testament que le défunt directeur aurait pu lui laissé. D’ailleurs, pourquoi l’aurait-il fait ? Il ne voyait pas pourquoi Dumbledore l’aurait mis sur son testament ; ils n’étaient pas de la même famille. Ils n’étaient pas réellement proches. Cependant… Dumbledore lui avait appris tant de choses… tant de choses sur Voldemort… tant de choses sur lui-même, sur son pouvoir qu’il ne comprenait pas encore tout à fait : l’amour. Harry avait finit par nouer sans s’en rendre compte un lien étroit avec le directeur et c’était pour cela qu’il avait été si bouleversé lorsque celui-ci avait été tué par Rogue. Plus encore que pour Cédric, plus encore… et il avait presque honte de l’avouer, que pour Sirius. Ce n’était pas parce qu’il aimait plus Dumbledore que son parrain mais parce que c’était son plus grand et son dernier défenseur face à Lord Voldemort et à ses partisans.

   - Mais quel est le rapport avec moi ? demanda-t-il en sachant pertinemment la réponse.

    - Parce que vous êtes dessus. Le Professeur Dumbledore vous a légué une lettre ainsi qu’un rapport résumant toutes les activités des mangemorts que le fruit du travail des membres de l’Ordre nous a permis de connaître.

    Harry comprit soudain. Il s’agissait de renseignements qui seraient sans doute utiles lors de sa quête des horcruxes et de Voldemort. Mais il se demandait ce que Dumbledore avait pu laissé dans sa lettre.

    - J’ai moi aussi hérité d’une lettre dans laquelle Dumbledore me dit de ne pas entraver ce que vous entreprendrez car il s’agit d’une mission d’une importance capitale que vous seul pouvez accomplir. Je ne compte donc pas m’opposer à ce que vous ferez, quoi que ce soit. Je voudrais simplement vous demander quelle est cette mission si importante et si nous pourrions vous aider.

    - Non, vous ne pouvez pas m’aider. Quant à votre première question, la communauté des sorciers en a déjà compris la réponse.

    La dernière phrase, Harry ne l’avait pas réellement prononcée mais il l’avait pensé si fort qu’il avait l’impression que le Professeur McGonagall l’avait entendu. Mais il donna quand même une réponse :

    - Et je ne peux pas vous dire ce que je dois faire.

    - Très bien, Potter. Dans d’autres circonstances… Mais bon ; apparemment je ne dois pas interférer puisque Dumbledore lui-même le voulait. Je vous souhaite bonne chance et sachez que vous pourrez toujours compter sur moi. Je vous transmettrai les découvertes de l’Ordre si vous le demandez.

    - Merci Professeur. Au revoir.

    - Au revoir, Potter.

   Il se leva, et se dirigea vers la porte mais une pensée lui vint soudainement. Il se retourna vers McGonagall et demanda :

    - Euh, Professeur, est-ce que les elfes de maison sont toujours là ?

    - Oui, répondit McGonagall, étonnée. Pourquoi cette question ?

    - Eh bien, je voulais vérifier que je n’avais pas lâché Kreattur dans la nature sans m’en rendre compte.

    - Ne vous inquiétez pas à ce sujet. Les elfes ne réclames pas d’être payés alors nous n’allons pas bêtement les renvoyer.

    - Mais comment faites-vous pour vous nourrir, maintenant ?

    - Dumbledore considérait l’école comme sa famille et lui a légué une bonne partie de ses biens financiers.

    - Ah, je vois…

    Ils se dirent à nouveau au revoir et Harry sortit pour se rendre à la salle commune.

    Une fois arrivé devant le portrait de la Grosse Dame au septième étage, le tableau pivota sans qu’il ait eu à dire un mot, comme pour la gargouille. Il voulut alors demander pourquoi mais avant qu’il ait pu prononcé le moindre mot, il fut rentré de force dans la salle commune des Gryffondor.

    - Ron ! Tu n’avais pas besoin de le prendre si violemment ! s’exclama une voix qu’il reconnut comme celle d’Hermione Granger, une de ses deux meilleurs amis.

    - C’est bon, répliqua Ron Weasley, son autre meilleur ami, je ne lui ai rien fait, regarde. Pas vrai, Harry ?

    - Faut voir, répondit celui-ci. T’as une sacrée poigne quand tu t’y mets.

    - Salut, Harry ! Comment ça s’est passé chez ton oncle et ta tante ? demanda Hermione.

    - Pas très bien, avoua Harry.

    - En tout cas, tu es libre, maintenant ! dit Ron.

    - Ouais ! Et ça se fête ! dirent deux personnes en cœur.

    C’est alors qu’Harry se rendit compte que Fred, George, et Ginny se trouvaient également dans la salle. Il y avait sur les tables des friandises de toutes sortes : des chocogrenouilles, des dragées surprises de Bertie Crochue, des fils dentaires en sucre, des patacitrouilles, etc. Il y avait aussi une énorme tarte à la mélasse : son plat préféré.

    - On a voulu faire une petite fête pour fêter ton départ définitif de chez les moldus, annonça Ron.

    Ainsi se firent les retrouvailles entre Harry et ses amis. Ils grignotèrent, parlèrent de choses et d’autres (surtout de quidditch). Ils discutèrent de Poudlard en tant que nouveau Q.G. de l’Ordre du Phénix en évitant de parler de ce qui s’était passé il y a un mois. Ainsi, Harry apprit que le seul moyen de rentrer dans le Château était de transplaner dans le tunnel entre le saule cogneur et la cabane hurlante pour ressortir par l’arbre (quasiment toute la partie du couloir du côté de la cabane hurlante avait été bouchée de telle sorte qu’il ne reste plus qu’un petit espace en dehors de l’enceinte de l’école où les membres de l’Ordre pouvaient transplaner : un système ingénieux. Il n’y avait plus de mots de passe désormais : c’était devenu inutile puisque seul les gens de confiances savaient comment entrer dans le domaine.

    A midi pile, un avion en papier rouge et or s’engouffra par le portrait de la Grosse Dame.

    - Mais c’est une note de service comme au ministère de la magie, s’étonna Harry. Qu’est-ce que ça fait ici ?

    - C’est Percy qui a eu l’idée, répondit Ginny. C’est pour éviter des déplacements inutiles dans ce grand château.

    - Percy est ici ? demanda Harry en essayant de cacher le malaise qu’il avait ressentit en entendant Ginny lui adresser la parole pour la première fois depuis qu’il l’avait quittée en juin.

    - Oui, répondit Hermione, il est revenu au début de l’été.

    - C’est maman, annonça Ron. Elle nous demande venir pour le déjeuner. Moi, je ne peux plus rien avaler après tout ça. »

    Avant de passer par le portrait, Ginny retint Harry.

    - Est-ce que je peux te parler ?

    - Plus tard, répondit-il.

    - Alors après le déjeuner, d’accord ?

    - OK.

    Ils descendirent donc dans la grande salle où il n’y avait plus qu’une seule table : celle des professeurs. Mrs Weasley, Bill et Fleur étaient assis. Ils     s’assirent eux-mêmes.

    - Oh, bonjour, Harry ! dit Mrs Weasley lorsqu’elle le vit. Comment vas-tu ?

    - Ca peux aller, répondit-il.

    - Très bien. On fête ton anniversaire, aujourd’hui.

    Harry, qui ne s’était pas empiffré comme Ron, avait encore suffisamment faim pour le rôti d’agneau, les pommes de terre, et aussi pour le gâteau d’anniversaire au chocolat.

    A la fin du repas, tout le monde se leva. Mais Harry et Ginny s’attardèrent dans la grande salle.

    - Alors, demanda Harry, qu’est-ce que tu voulais me dire ?

    - Je voulais parler de nous, bien sûr, répondit Ginny.

    - J’ai déjà dit tout ce que j’avais à dire là-dessus.

    - Non, tu ne m’as pas tout dit. Tu ne m’as pas dit ce qui se passera quand Voldemort aura été vaincu.

    Harry fut très étonné d’entendre Ginny prononcer le nom de Voldemort. Mais il se rappela qu’elle l’avait déjà fait la dernière fois qu’ils s’étaient vus, quand il lui avait annoncé qu’ils devaient se séparer. Ginny lui avait alors répondu qu’elle savait que Harry ne se sentirait jamais tranquille tant qu’il ne se sera pas lancé à sa poursuite. Elle avait dit que c’était ce qui lui plaisait tant chez lui…

    - Quand Voldemort aura disparu, on verra, reprit Harry. Mais est-ce que tu aurais seulement le courage d’attendre ?

    - Ca dépend si ça prend trop de temps. Mais j’essaierai. Je ne m’imagine pas vivre sans toi après t’avoir attendu si longtemps.

    - J’espère que ce sera possible.

    - Mais il y a aussi une autre possibilité… commença Ginny.

    - Laquelle ? demanda Harry en connaissant la réponse.

    - Je pourrais venir avec toi.

    - Je t’ai déjà dit pourquoi je ne voulais pas qu’on reste ensemble. Je ne reviendrais pas sur ma décision.

    - Ecoute, je veux venir avec toi et même si tu ne le veux pas, je pourrais très bien te suivre et ça me mettrait en plus grand danger que si j’étais accompagné par toi.

    - Si je devais veiller sur toi, ça me gênerait parce que je ne serais jamais tranquille.

    - Bon. L’année dernière, je t’ai dit que je savais que tu voudrais te lancer à la poursuite de Voldemort. Mais pourquoi veux-tu risquer ta vie ainsi ? Tu ne seras jamais à la hauteur ! Ou alors il te tuera avant que tu aies une expérience magique suffisante, ajouta-t-elle les larmes aux yeux.

    - Ecoute… commença Harry.

    Il hésitait. Dumbledore lui avait conseillé de ne rien révéler à personne au sujet de la prophétie. Cependant, il lui avait quand même conseillé de le révéler à ses plus proches amis : Ron et Hermione. Cette fois, il s’agissait de sa petite amie et à ses yeux, elle était tout aussi importante que ses deux meilleurs amis, à présent.

    - Ecoute, il faut que je te dise quelque chose. Quand je suis revenu du ministère avec Dumbledore il y a un an, il m’a révélé le contenu de la prophétie qui s’est brisée et sur laquelle étaient écrit mon nom et celui de Voldemort. Elle dit que je suis le seul à pouvoir éliminer Voldemort parce qu’il ma « marqué comme son égal » en me faisant cette cicatrice et que j’ai un « pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore ». En fait il m’a transmit sa puissance magique en m’attaquant et la protection magique que m’avait léguée ma mère en mourant à ma place me donnait un avantage sur lui, d’après Dumbledore.

    Ginny resta un instant silencieuse. Harry se rendit compte que ce qu’il venait de dire n’avait pas forcément de sens pour elle.

    - C’est donc vrai, tu es… Elle s’interrompit un instant puis finit par dire : l’élu.

    - Dit comme ça, ça a l’air un peu ridicule, répondit Harry, on dirait un film fantastique moldu. Mais oui, c’est vrai ajouta-t-il d’un air plus sombre.

    - Alors tu… tu dois le … tuer ? finit-elle par demander.

    - Oui. Et il connaît la première partie de la prophétie qui dit que celui qui peut la vaincre est né en juillet, l’année où la prophétie a été faite. En fait, ça aurait aussi pu être Neville mais il a pensé que ça devrait être moi, je ne sais pas pourquoi.

    - Mais alors ce n’est pas forcément toi… commença Ginny.

    - Si, c’est moi. La prophétie dit que Voldemort marquera l’élu comme son égal et c’est ce qu’il a fait. En réalité, je ne suis devenu l’élu qu’à partir du moment où il m’a fait cette cicatrice. C’est pour cela que je ne veux pas que tu viennes, Ginny ; pour qu’il ne se serve pas de toi pour m’affaiblir. Parce que si tu mourrais, je n’aurais plus le courage pour tout ça. Et si tu m’accompagnes, tu seras tuée à coup sûr, même si je sais que tu es une excellente sorcière, ajouta-t-il avec un léger sourire.

    - Mais si tu meurs, je serai tout aussi triste, qu’est-ce que tu crois ! répliqua-t-elle les yeux un peu brillants. Je ne vois pas pourquoi ça devrait être moi qui doive supporter une telle souffrance !

    - Parce que si je meurs, ça voudra dire que plus personne ne pourra vaincre Voldemort et qu’il réussira à prendre le pouvoir. Alors à moins qu’il soit suffisamment stupide pour créer un autre élu, je ne crois pas que ça vaudra la peine de vivre de toutes façons.

    Ginny n’avait apparemment plus d’autres arguments en tête pour le moment et elle sortit au bord des larmes de la Grande Salle.

    Harry se dirigea lui aussi  vers la porte quelques minutes plus tard. Et à sa grande surprise, il découvrit Ron et Hermione dès qu’il fut sorti.

    - Qu’est-ce que vous faites là, tous les deux ? demanda-t-il d’un ton énervé et accusateur.

    - Qu’est-ce que tu lui as dit pour qu’elle ait l’air aussi triste ? répliqua Ron qui avait l’air lui aussi de contenir une certaine colère, mais sans doute moins forte que celle de Harry quand il s’était rendu compte qu’il était espionné.

    - Elle voulait qu’on mette les choses au point et je l’ai fait, c’est tout, répondit-il avec impatience.

    - Qu’est-ce que tu veux dire par mettre les choses au point ? demanda timidement Hermione.

    Harry se tourna vers elle. Il se demandait comment réagiraient Ron et Hermione quand ils sauraient qu’il avait tout révélé à Ginny.

    - Je lui ai dit que je n’avais pas changé d’avis sûr notre rupture et…

    - Quoi ? Vous ne sortez plus ensembles ? s’exclama Hermione. Ron aussi avait l’air étonné mais il y avait également une nuance de soulagement dans son regard.

    - Non, répondit simplement Harry. J’ai pensé que ce serait trop dangereux pour elle de rester avec moi. Voldemort pourrait vouloir se servir d’elle, comme son horcruxe l’a fait il y a quatre ans.

    Il y eut un moment de silence gêné que Ron coupa :

    - Je pense que tu as raison, Harry. Merci de prendre soin de ma sœur.

    - C’est normal. Je te rappelle quand même que c’est la sœur de mon ami et celle dont je suis amoureux.

    Nouveau moment de silence gêné. Ce fut Ron qui le rompit :

    - Fred et George nous attendent pour faire une partie de quidditch, dehors. Tu viens ?

    - OK.

    Et ils sortirent du château pour se diriger vers le terrain de quidditch. Ils jouèrent sur des balais volants toute la journée (Hermione en avait emprunté un dans la réserve de quidditch de balais du collège). Ils avaient changé plusieurs fois les équipes ; comme ils étaient en nombre impair, il n’y avait qu’un seul but pour les deux équipes et le gardien (souvent Ron) ne se trouvait donc dans aucune équipe particulière. Ils sortirent du stade après la victoire écrasante de Harry et Fred contre George et Hermione. C’était la différence de niveau entre Harry et Hermione qui avait fait la différence vu que les jumeaux étaient exactement du même niveau au quidditch.

    Ils rentrèrent sous une brume glacée provoquée par la multiplication des détraqueurs dans le pays.

    Ils dînèrent seuls dans la Grande Salle (Mrs Weasley et les autres avaient déjà dîné car ils étaient rentré tard du quidditch).

    Harry, Ron, et Hermione se retrouvèrent dans le dortoir normalement réservé aux garçons de septième année.

    Ron et Hermione étaient assis sur le lit de Ron et Harry sur le sien, juste en face. Hermione prit la parole :

    - Alors, qu’est-ce qu’on va faire ?

    - Qu’est-ce qu’on va faire pour quoi ? demanda Harry.

    - Tu sais bien… pour les horcruxes, répondit-elle.

    - Oh… Eh bien… Je ne sais pas trop… Attends une seconde.

    Il sortit de la poche de son jean un morceaux de parchemin soigneusement plié sur lequel était écrit :

 

1.   Bague de Gaunt : détruite

2.   Journal de Jedusor : détruit

3.   Médaillon de Serpentard : RAB

4.   Coupe de Poufsouffle : ?

5.    ? : peut-être objet ayant appartenu à Gryffondor ou à Serdaigle.

6.    ? : Sûrement le serpent de Voldemort : sûrement avec lui : ?

7.   Voldemort : ?

 

    - Je pense qu’on devrait commencer par le médaillon de Serpentard, finit-il par dire. C’est l’horcruxe pour lequel on a le plus d’indices. Et puis je veux terminer ce que j’aurais dû faire avec Dumbledore.

    - Oui, je pense comme toi, dit Hermione. C’est pour ça que Ron et moi on a demander à McGonagall si on pouvait regarder dans les archives de l’école, et on a trouvé plusieurs noms mais il y en a qu’un qui appartienne à un ancien mangemort. Or, celui qui a écrit ce message devait connaître Voldemort. 

    - Qui est-ce ? demanda Harry.

    - Eh bien, c’est Regulus Alaphard Black, le frère de Sirius.

    - Lui ? C’est impossible que ce soit lui.

    - Ecoute Harry, on a demandé à McGonagall de nous en parler et elle nous a confirmé que c’était un mangemort.

    - Je le sais bien, Sirius me l’a dit il y a deux ans. Mais d’après lui, son frère était pour l’extermination des enfants de moldus, lui aussi. Quand il a vu ce que Voldemort faisait pour prendre le pouvoir, il a voulu arrêter mais il s’est fait tué. Il est mort à cause de sa stupidité, pas en se sacrifiant pour détruire un horcruxe.

    - Harry, les seules autres personnes ayant étudié à Poudlard n’ont apparemment rien à voir avec Voldemort. Je crois que c’est la seule possibilité, à moins que RAB ne soit pas britannique.

    - En tout cas, on devrait commencer par là pour éviter de perdre du temps, intervint Ron.

    - On en perdrait quand même, répliqua Harry. Si Regulus a volé l’horcruxe, ça m’étonnerait qu’il l’ait caché au 12, square Grimmaurd…

    Mais Harry ne termina pas sa phrase. Le 12, square Grimmaurd, comment avait-il pu être aussi bête ? Il se souvint soudain de ce médaillon qu’il n’arrivait pas à ouvrir. Ce médaillon avait la même taille que celui qu’il avait vu dans le souvenir qui montrait la mère de Voldemort. Et il y avait un serpent, gravé dessus, comme tous les objets de la maison, comme le médaillon de Serpentard !

    - Attends, reprit-il, peut-être que tu as raison. Vous vous souvenez de ce médaillon qu’on n’arrivait pas à ouvrir là-bas ? Il y avait un serpent dessus. Au début, je croyais que c’était parce que les parents de Sirius étaient adeptes de la magie noire mais peut-être que c’était parce qu’il avait appartenu à Serpentard !

    - Mais oui ! s’exclama Hermione. Je n’y avais pas pensé ! Maintenant, tu es obligé d’admettre qu’on devrait commencer par là…

    - Une seconde, dit Ron, si le médaillon était caché là-bas, il est possible que ça face partit des objets que Mondingus a volés, non ?

    Les visages de Harry, Ron, et Hermione, s’assombrirent. C’était vrai, Mondingus Fletcher, un membre de l’Ordre et surtout un escroc de première, avait emporté une bonne partie de l’argenterie qui se trouvait dans l’ancien quartier général, sans doute pour la revendre à bon prix. S’il avait emporté le médaillon et qu’il l’avait vendu, il y avait peu d’espoirs de le retrouver pour le détruire. Comment allaient-ils faire ?

    - Je crois qu’on ne devrait pas commencer par chercher au douze, square Grimmaurd, annonça Hermione.

    - Pourquoi ? s’étonnèrent Harry et Ron en cœur.

    - Parce que Rogue a certainement révélé l’emplacement de la maison à Voldemort. C’est pour ça que l’Ordre a changé de Q.G., vous vous souvenez ? répondit-elle d’un ton exaspéré. On devrait commencer par trouver aller voir Mondingus à Azkaban pour lui demander ce qu’il sait sur le médaillon. Si on n’apprend rien, on ira au douze square Grimmaurd, mais seulement après avoir trouver les autres horcruxes au cas ou Voldemort est au 12, parce que ça m’étonnerait que Voldemort nous laisse repartir pour chercher les autres horcruxes si on ne les a pas tous trouvés.

    - Oui, tu as raison, dit Ron.

    - Je crois aussi, dit Harry. Mais pourquoi est-ce que tu dis que nous irons le voir en prison ? Mondingus s’est fait arrêté ?

    - Oui, répondit Hermione, il a été pris en flagrant délit en train de faire des ventes d’objets douteux.

    - Ca ne m’étonne pas, dit Harry d’un ton amer. »

    Il n’avait toujours pas digérer que Mondingus, qu’il considérait autrefois comme quelqu’un de plutôt cool, ait pu volé les affaires de son parrain, sans le moindre respect pour sa mémoire.

    - Au fait, demanda Ron, rompant ainsi le silence qui s’était installé, tu as entendu parler de la disparition de Trelawney ?

    - Trelawney a disparu ?

    - Ouais, enlevée apparemment. Il y avait quelques traces de luttes mais elle a dû vite être maîtrisée. Je me demande pourquoi est-ce que…

    - Mais alors elle est en danger ! s’écria Harry. C’est elle qui a fait la prophétie sur moi et Voldemort !

    - Quoi ? s’étonna Hermione. C’est cette vieille folle ? Mais c’est impossible qu’elle ait pu…

    - Je crois qu’elle est capable de faire ce genre de prédiction mais sans s’en rendre compte. C’est apparemment tout ce qu’elle a hérité de son ancêtre célèbre. Elle ne se rend pas du tout compte qu’elle fait ces prophéties. Elle n’en a pas le moindre souvenir. Mais Voldemort risque de trouver ce qu’il cherche avec la légilimancie. Il saura que notre affrontement est inévitable et qu’il m’a marqué comme son égal et que je possède un pouvoir qu’il n’a pas. Il ne prendra plus de risques et s’arrangera pour me faire tuer par quelqu’un d’autre. Maintenant, ce sera beaucoup plus difficile de le trouver.

    Après un nouveau moment de silence, Hermione suggéra qu’il était peut-être temps de se coucher. Elle partit donc dans le dortoir des filles après avoir dit bonsoir à Harry et Ron qu’elle avait embrassé. Harry ne manqua pas de le remarquer.

    - Alors, demanda-t-il d’un air malicieux une fois couché dans le lit à baldaquin, comment ça se passe avec Hermione ?

    - Qu’est-ce que tu veux dire, dit Ron, les oreilles toutes rouges.

    - Oh, ça suffit ! Tu vois très bien ce que je veux dire ! Comment ça va sur le plan… affectif ? suggéra Harry en réprimant un sourire.

    Ron finit par sourire lui aussi.

    - Plutôt bien.

    - C’est ce que j’avais cru voir.

    - Hermione et moi, on s’est rapprochés pendant les vacances. Je pensais que c’était fichu pour elle et moi mais on a finit par sortir ensembles. Mes parents ne sont pas au courant mais d’après Hermione, ils se doutent de quelque chose.

    - Et alors ? Je ne vois pas pourquoi tu serais gêné.

    - Et toi, est-ce que ta décision de rompre avec Ginny est définitive ?

    - Non. Je crois que je vais ressortir avec elle si je survis à tout ça.

    - Je l’espérais.

    - Pourquoi ? Je croyais que ça te déplaisait qu’elle sorte avec des garçons ?

    - Oui mais elle a l’air heureuse avec toi et puis je sais que je peux te faire confiance.

    - Merci.

    Sur ces mots, la discution se termina et les deux amis finirent par s’endormir profondément.


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Chapitre III : Un dernier examen  ([Fanfiction] Harry Potter et la Guerre des Sages) posté le samedi 22 juillet 2006 13:25



 

3

Un dernier examen

 

 

    Les journées à Poudlard étaient peu enjouées. La prolifération des détraqueurs dans le Royaume-Uni provoquait une brume désormais incessante, sans laisser quelques périodes de beau temps comme l’année dernière. Selon les nouvelles, la situation empirait et les aurors avaient beaucoup plus de mal à empêcher les mangemorts de commettre leurs méfaits. Il semblait que la mort d’Albus Dumbledore, qui était le seul sorcier qui ait jamais fait peur à Lord Voldemort, avait entamé le moral de la communauté des sorciers bien plus sérieusement que lors de la première guerre contre le Seigneur des Ténèbres. Même la rumeur selon laquelle Harry Potter serait l’Elu et pourrait sauver le monde de la magie en éliminant le mage noir s’était considérablement atténuée si on en croyait la Gazette du Sorcier. Cependant, il restait le seul espoir dans l’esprit d’un bon nombre de mages et sorcières. Rufus Scrimgeour continuait à faire ses arrestations maladroites de personnes n’ayant la plupart du temps rien à voir avec les mangemorts pour montrer qu’il faisait quelque chose et Stan Rocade, le contrôleur du magicobus, n’était toujours pas sorti d’Azkaban.

    Pendant ce temps, le Survivant se préparait à son épreuve de transplanage qui se déroulerait le 23 août, c’est-à-dire huit jours avant le mariage de Bill et de Fleur qui devait avoir lieu le 31.

    Ce fut une lettre qui le lui rappela environ treize jours après son arrivée à Poudlard. Un matin, un hibou grand duc s’engouffra par la fenêtre de la salle commune de Gryffondor. Harry alla voir l’oiseau et détacha la lettre d’aspect officiel qui lui était attachée à la patte.

    - Qu’est-ce que c’est ? demanda Ron.

    - C’est une lettre pour moi, répondit Harry. »

    A peine eut-il fait cette constatation en lisant l’adresse indiquée qu’un autre hibou, moyen duc également, s’engouffra lui aussi par la même fenêtre.

    - Et ça, c’est pour toi, annonça Harry.

    - Pour moi ? s’étonna Ron en s’avançant vers la fenêtre.

    Il prit sa lettre et chacun lut de son côté. Celle de Harry parlait de l’examen de transplanage :

 

    Cher Mr Potter, nous vous informons que, ayant suivi l’enseignement de transplanage l’année précédente, vous êtes invité à passer le permis de transplanage aura lieu le samedi 23 août à 15h30. Il se déroulera au village de Pré-au-Lard où un examinateur attendra les candidats devant l’entrée sud du village.

 

Griselda Marchebank, responsable du service de contrôle de l’éducation des sorciers au ministère de la magie.

 

    Harry acheva sa lettre. Ron également.

    - Est-ce que ça parle du permis de transplanage ? demanda Ron. »

    Il acquiesça d’un signe de tête.

    - Tu vas y aller, toi ?

    - Oui, répondit Harry. Je crois qu’on en aura besoin et il vaut mieux qu’on le fasse légalement.

    - C’est ce que je pense aussi.

    - Qu’est-ce que vous avez là, vous autres ?

    Fred et Georges venaient d’entrer dans la salle commune.

    Harry avait été surpris d’apprendre qu’ils abandonnaient provisoirement leur magasin de farces et attrapes qui marchait pourtant si bien pour se réfugier à Poudlard.

    - Une lettre pour le permis de transplanage, à Poudlard, répondit Ron.

    - Oh, tu veux dire celui que tu as raté parce que tu n’as pas été capable d’emmener un morceau d’oreille, ria Fred.

    - Et où est-ce que tu vas perdre ton prochain morceau d’oreille ? Toujours à Pré-au-Lard ?

    - Ouais, répondit Harry avant que Ron ait eu le temps de répliquer, pourquoi ? Ca ne se passe pas toujours à Pré-au-Lard, normalement ?

    - Si, mais on pensait que peut-être ils ne feraient pas ça près de l’école depuis qu’elle est fermée.

    - Ils n’ont pas besoin non plus de changer l’endroit, intervint Hermione qui venait juste de descendre le dortoir des filles. Sinon, où le ferait-ils ? Pré-au-Lard est le seul village du pays qui soit uniquement peuplé de sorciers. C’est un endroit idéal pour le permis de transplanage.

    Elle dit bonjours à Harry et aux jumeaux et embrassa Ron sur la joue.

    - Oh ! Mais ne te gêne pas pour nous, Hermione ! dit Fred en se retenant de rire. Ne t’inquiète pas, on va vous laisser entre vous.

    - Oui, ne vous gênez pas pour nous, ajouta George.

    Et ils sortirent tous les deux par le portrait de la Grosse Dame tandis que Ron conseillait à son frère de faire quelque chose qu’il avait également conseillé à Drago Malefoy, lors d’une attaque de mangemorts il y a trois ans, et encore aujourd’hui, il n’oserait jamais le répéter devant sa mère malgré sa majorité.

    - Je devrais peut-être vous laisser, moi aussi, annonça Harry. Comme ça, vous pourrez peut-être vous embrasser à un autre endroit.

    Les visages de Ron et Hermione étaient soudainement devenus rouges et Hermione s’assis en disant :

    - Ah non, tu ne vas pas t’y mettre, toi aussi !

    Son petit ami, comme nous pouvons désormais l’appeler, avait prononcé cette phrase en même temps que la jeune femme, ce qui fit éclaté de rire un Harry qui ne l’avait plus fait depuis plus d’un mois. Ron, ainsi qu’Hermione, consentit à un sourire timide.

   - Bon, arrêtons de parler de ça, dit Hermione après que Harry se soit calmé. J’imagine que tu vas y aller, non ? Tu en auras sûrement besoin pour trouver les horcruxes et affronter Voldemort.

    - Oui, je sais.

    - Moi aussi, j’y vais, annonça Ron.

    - Pour… Ah oui, c’est vrai, tu l’avais raté ! se souvint Hermione.

    - Merci de me le rappeler, Fred et George ne m’avaient pas suffit, ironisa-t-il.

    - Ne t’énerve pas pour ça, ils te taquinent.

    - Je me demande bien pourquoi est-ce qu’ils ont tenu à rester avec nous. Je ne veux pas qu’ils soient en danger, bien sûr, mais s’ils préfèrent ne pas prendre de risque, pourquoi est-ce qu’ils sont restés dans leur magasin, l’an dernier.

    - Ils ont seulement compris que les choses devenaient trop dangereuses, répondit Hermione. Et puis ils doivent se sentir coupables. Ce sont eux qui ont vendu la poudre d’obscurité du Pérou aux mangemorts, il y a deux mois.

    - C’est possible mais je trouve quand même ça bizarre, moi aussi, intervint Harry. J’aurais pensé qu’ils prendraient des précautions pour vérifier leur clientèle, après ce qui s’est passé. Mais Fred et George, renoncer à leur boutique dans laquelle ils avaient l’air d’avoir tant investi. Je croyais qu’ils tenaient plus que ça à leur indépendance.

    - Fred et George sont peut-être plus responsables qu’on ne le croyait, dit tout simplement Hermione. Bon, je crois que vous devriez vous préparer pour le permis de transplanage. Ce sera très dur et nous en aurons vraiment besoin, dans quelques semaines.

    - Je suis déjà arrivé à transplaner de la grotte de l’horcruxe jusqu’ici, l’année dernière. Je ne vois pas pourquoi je n’y arriverai pas une nouvelle fois. Et puis, Ron avait presque réussi, il ne devrait pas avoir trop de problèmes si tu lui donnes des cours particuliers, ajouta Harry en souriant de nouveau.

    - De toutes façons, dit Ron en rougissant des oreilles et en tentant d’ignorer son ami, on ne peut pas se préparer puisqu’on n’est pas majeurs.

    - Si, si, vous pourrez ! assura Harry. Il suffit qu’il y ait d’autres personnes qui ont le permis autour de nous. Dumbledore a dit que le ministère peut détecter l’usage de la magie mais qu’il ne peut pas savoir qui l’utilise, vous vous souvenez ? D’ailleurs, Hermione a le permis, non ?

    - Oui…mais…comment…balbutia Ron.

    - On pourrait demander au professeur McGonagall de lever les sortilèges anti-transplanage, comme l’année dernière, suggéra Hermione qui avait l’air beaucoup plus tentée que Ron pour ces cours particuliers. Si on arrive à lui parler, ce qui serait un véritable exploit, en ce moment. »

    Ils se décidèrent à lui demander après le petit déjeuner, le déjeuner ou le dîner en espérant qu’elle serait présente à un de ces trois repas.

    Mais Minerva McGonagall fut absente à chacun d’eux. Mrs Weasley avait expliqué que la présidente de l’Ordre préférait manger dans son bureau lorsqu’elle se trouvait dans l’école et qu’elle avait beaucoup d’affaires à régler.

    - L’Ordre est plus occupé que jamais depuis la disparition de Dumbledore et cette pauvre Minerva qui a hérité du rôle de présidente a encore plus de travail que nous et ce même sans être professeur, avait dit la mère de Ron. Mais pourquoi voulez-vous la voir.

    - Eh bien, on aimerait s’entraîner avant le permis de transplanage, répondit son fils. Mais pour ça on a besoin d’avoir une salle qui serait libérée du sort anti-transplanage.

    - On pourrait simplement transplaner à l’intérieur mais personne ne pourrait en sortir ou y rentrer de cette manière, ajouta précipitamment Hermione.

    - Oh, je pense que ça ne devrait pas poser de problèmes. Je lui en parlerai quand je la verrai. En attendant, laissez là tranquille, elle n’a vraiment pas besoin qu’on la harcèle avec ça.

    - On ne l’a jamais harcelée ! s’indigna Ron. Ce n’est même pas mon idée !

    Mais sa mère ne l’écoutait déjà plus.

    Le problème, c’est que jamais Mrs Weasley ne leur reparla de cette affaire. Résultat : ils se retrouvèrent le 23 août sans autre préparation que celle qu’ils avaient suivie lors de leur sixième année.

    Harry et Ron mirent leurs robes de sorciers et partirent à 15h15 avec Mrs Weasley et Hermione qui devaient les faire transplaner à Pré-au-Lard. Une fois arrivés au bout du tunnel sous le saule cogneur, ils tranplanèrent, Harry au bras de la mère de Ron et ce dernier au bras d’Hermione. Ils se rematérialisèrent devant l’entrée du village où attendaient déjà Neville Londubat, Dean Thomas, les jumelles Parvati et Padma Patil, Ernie Macmillan et Hannah Abbot, chacun accompagnés de leur parents sauf Neville qui était venu avec sa grand-mère, une vieille femme à l’allure sévère qu’ils avaient rencontré à l’hôpital Ste Mangouste.

    Neville, Dean, Ernie et Hannah se précipitèrent sur Harry quand ils le virent.

    - Salut Harry ! Comment ça va ? T’as passé de bonnes vacances ? demandèrent-ils tous.

    - Oui, ça peut aller, répondit l’intéressé.

    - Je suis un peu nerveux, pas vous ? dit Ernie.

    - Moi, j’y arrivai plutôt bien, l’an dernier, alors ça devrait aller, dit Dean.

    - Si je n’y arrive pas, ma grand-mère ne va pas être contente, dit Neville. Déjà qu’elle n’avait pas trop apprécié que j’abandonne la métamorphose et que je garde les sortilèges.

    - Par ici, s’il vous plaît ! coupa l’examinateur. Je vais appeler les candidats par ordre alphabétique.

    Il regarda sa feuille et appela :

    - Abbot, Hannah !

    La jeune femme s’avança, l’air peu rassuré. Les autres attendaient en silence pour voir comment se passerait l’examen.

    L’examinateur s’éloigna en compagnie d’Hannah et lui parla sans que l’on puisse entendre ce qu’il disait. Quelques secondes plus tard, elle tenta de transplaner mais elle réapparut tout de suite après.

    Puis vint le tour de Neville. Ils parla avec l’examinateur puis tenta comme Hannah de transplaner. Il y parvint et revint quelques secondes plus tard. L’homme le félicita et Neville revint vers Harry et les autres, fier de lui.

    Ernie, Padma et Parvati se débrouillèrent plutôt bien, eux aussi.

    - Potter, Harry !

    Harry marcha en direction de l’examinateur et ils s’éloignèrent du reste du groupe.

    - Bien, Mr Potter, commença l’homme. Dites moi dans quel endroit voulez-vous transplaner ? Nous sommes obligés de vous faire choisir car il y a peu de chance que vous connaissiez un endroit que nous choisirions.

    - Hum…, réfléchit Harry, il y a le Terrier, la maison des Weasley.

    - Ah, bien, je connais, ça va faciliter les choses. Tenez. »

    Il donna à Harry un bout de parchemin vierge.

    - Lorsque vous aurez transplané, mon bout de parchemin, comme le vôtre, indiquera le lieu où vous aurez atterri, ce qui me permettra de savoir si vous êtes au bon endroit. Moi je reste ici pour vérifier qu’aucun morceau de votre corps n’est pas parti avec vous. Allez-y.

    Harry se concentra sur la vision du jardin du Terrier puis il pivota et eu l’impression qu’on le passait de force à travers un tuyau en caoutchouc. Il atterrit debout devant une maison qui ressemblait à une vaste porcherie que l’on aurait agrandie au fil du temps et qui était très bancale. Il se trouvait bien au Terrier ce qui signifiait sans doute qu’il venait d’obtenir son permis de transplanage. Mais il devait repartir et il recommença sa manœuvre pour se retrouver exactement à la place qu’il venait de quitter.

    Les autres n’eurent d’autres problèmes que la nervosité qui toucha surtout un Ron très pâle qui fut encouragé par Hermione, sa mère et Harry. Au final, tous sauf Hannah Abbot reçurent un petit document violet qui était une autorisation de transplaner en liberté limitée toutefois au code du secret qui interdisait d’apparaître soudainement devant un moldu. La grand-mère de Neville félicita son petit fils qui finit par s’en dégager pour retrouver Harry en compagnie de Dean et Ernie.

    - Harry, on voudrait te parler, commença Neville.

    - C’est ce que j’avais cru comprendre répliqua Harry en les voyant tous arriver.

    - Voilà, on voudrait savoir ce que tu comptes faire pendant les vacances, se décida Neville.

    - Eh bien… je compte voyager avec Ron et Hermione.

    - Est-ce qu’on pourrait venir avec toi ? demanda Dean.

    - Non, je ne crois pas, répondit Harry qui ne s’attendait vraiment pas à ça.

    - Ecoute, on est pas stupide, Harry, dit Ernie. On sait très bien que tu ne vas pas rester sans rien faire après ce qui s’est passé avec Dumbledore. On se doute bien que tu vas partir à la recherche de Tu-Sais-Qui et on voudrait reformer l’AD, comme avant, pour t’aider.

    Harry se rendit compte qu’il était inutile de nier quoi que ce soit. Il était d’ailleurs fatiguer de devoir tout le temps cacher des secrets. Mais il ne pouvait tout de même pas tout révéler. Ca avait déjà été très dur d’accepter l’aide Ron et Hermione. Cependant, et il le savait, il aurait été encore plus dur de la refuser. Il eut alors une idée…

    - Voldemort !

    Tous tressaillirent. Tous sauf Neville qui, en dépit de la nervosité qui se lisait sur son visage, avait l’air plus déterminé que jamais.

    - Neville pourra peut-être venir avec moi. Viens.

    Celui-ci suivit Harry qui se dirigea vers Ron et Hermione que Mrs Weasley était toujours en train de féliciter.

    - Bravo, Harry ! dit Mrs Weasley en l’apercevant. Je suis fière de vous tous ! Bravo à toi aussi, Neville ! Ta grand-mère doit sûrement être fière de toi.

    - Merci, répondit Neville. Oui, elle est plutôt contente.

    Mrs Weasley et Neville s’étaient rencontrés l’an dernier dans

    - Bon, je rentre demander aux elfes de préparer un festin ce soir pour fêter ça, annonça Mrs Weasley.

    Elle transplana donc, laissant Harry, Ron, Hermione et Neville libres de discuter.

    - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Hermione en voyant l’air sérieux de Harry.

    - Eh bien…ça vous dirait que Neville nous accompagne ?

    - Quoi ? s’exclama Ron.

    - Tu n’y penses pas sérieusement…je veux dire…ce n’est pas contre toi, Neville, mais là…, balbutia Hermione.

    - Des membres de l’AD voulaient venir avec nous pour nous aider, expliqua Harry. Mais Neville a été le seul à ne pas bouger quand j’ai dit le nom de Voldemort. Voilà pourquoi je pense que ça vaut au moins la peine d’en parler.

    - Ecoutez, intervint Neville, je ne veux pas vous gêner. Mais je sais que je pourrais vous être utile. Il vaut toujours mieux être plus nombreux, non ? Et puis je tiens vraiment à faire quelque chose. Si vous y aller, pourquoi pas moi ? Je vous ai aidé, l’an dernier. J’ai répondu à l’appel alors que tous les autres avaient refusé de vous prêter main forte. Laissez moi accepter de nouveau, s’il vous plaît, laissez moi venir, vous ne le regretterez pas.

    - Neville, je dois te dire que nous allons faire quelque chose de dangereux qui pourrait très bien te coûter la vie, dit Ron.

    - J’avais bien pris ce risque, au ministère. Je suis prêt à recommencer. Au cas où vous l’auriez oublié, mes parents sont à Ste Mangouste à cause de…V…Voldemort.

    - Bon, eh bien…moi je suis d’accord, dit Ron.

    - Mais…bon, d’accord, mais comment allons-nous faire ? finit par demander Hermione.

     - Bon, très bien, retrouve nous le premier septembre à midi à l’entrée du village, enfin ici, quoi, dit Harry.

    Ils se dirent au revoir et le trio transplana. Mais maintenant, ils savaient qu’ils ne seraient pas trois mais quatre pour trouver les horcruxes. Ils avaient leur permis de transplanage et l’avenir leur réserverait peut-être d’autres surprises.


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Chapitre IV : Un mariage brutal  ([Fanfiction] Harry Potter et la Guerre des Sages) posté le dimanche 23 juillet 2006 22:26

 

 

4

Un mariage brutal

 

 

    Le mariage de Bill et de Fleur était prévu le 31 août. Comme Bill ne parlait pas un mot de Français et que Fleur parlait très bien l’Anglais, la cérémonie aurait lieu dans le village des Weasley, dans l’église de Little Ste Chaspoule. Tous les membres de l’Ordre étaient invités ainsi que la famille de la mariée. Madame Maxime devait également venir en compagnie de Hagrid. Ce dernier avait pris des vacances en compagnie de la directrice de Beaubâtons et même s’il ne s’était pas encore remis de la mort de Dumbledore, sa dépression s’était très nettement atténuée. Et bien sûr, Harry et Hermione, considérés comme faisant partie de la famille, y avaient été conviés.

    Mrs Weasley était dans tous ses états, voulant que tout soit parfait. Bill tentait de la rassurer et de l’empêcher de tout faire mais il n’y avait pas moyen de la raisonnée. Fleur était très agacée d’être ainsi écartée des préparatifs et la tension était à son comble dans le château.

    Ces préparatifs consistaient en grande partie à donner des ordres à l’organisateur de mariage qui avait été engagé par le futur marié afin de départager les deux femmes. Celles-ci n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur les décorations ni sur la nourriture et le pauvre homme n’avait pas la moindre chance de donner son avis. Enfin, elles se disputaient à cause de la couleur des vêtements que porteraient la demoiselle d’honneur, en fait elles s’étaient déjà disputées pour savoir qui serait la demoiselle d’honneur : Gabrielle, la petite sœur de Fleur ou Ginny ? Il avait finalement été décidé qu’elles le seraient toutes les deux et ce malgré les protestations de Ginny qui n’avait pas très envie de participer à cette union qu’elle voyait toujours d’un mauvais œil même si elle avait fini par admettre que son frère avait l’air heureux.

    - Elles seraient bien plus jolies en bleu ! répéta Fleur pour la dixième fois dans la Grande Salle à l’heure du dîner. Je suis certaine que ça ira parfaitement avec sa chevelure rousse.

    - Ma fille ne portera jamais ça ! répliqua Mrs Weasley. Je la connais mieux que vous, il me semble ! Et je suis certaine que ça n’irait pas du tout avec ses tâches de rousseur.

    - Qu’est-ce que tu en penses, toi, Harry ? demanda la future mariée. Qu’est-ce qui irait le mieux aux demoiselles d’honneur ?

Euh…je ne sais pas, répondit Harry, pris au dépourvus, je pense qu’il faudrait essayer pour voir. Et puis vous n’êtes pas obligées de les habiller de la même façon… Et puis il faudrait leur demander leur avis, d’abord…

    - Ah ! s’exclama Ginny. Merci, Harry ! C’est vrai, vous ne m’avez même pas demandé ce que je voulais, tu refuses toujours de m’écouter, maman !

    - Ginny, tu ne sais pas, tu risquerais de faire un mauvais choix, fais moi confiance…

Une dispute éclata entre mère et fille. Les autres, et même le Professeur McGonagall qui pour une fois, dînait avec eux, préférèrent quitter la salle au plus vite pour ne pas avoir à supporter les cris conjugués de Mrs Weasley, Fleur, Ginny et Mr Weasley qui tentait vainement de tempérer les trois autres.

 

    Le 31 août, tous les membres de l’Ordre avaient réussi à se libérer pour le mariage. Il avait finalement été convenu que Ginny serait habillée d’une robe violette comme le voulait sa mère et que Gabrielle mettrait une robe bleue comme le voulait sa sœur. Un prêtre-sorcier avait été trouvé à temps pour la cérémonie et tout allait finalement pour le mieux. Et Charlie avait pu se libérer de son travail en Roumanie pour revenir en Angleterre.

    Harry, Ron et Hermione avaient mis leurs robes de soirée pour l’évènement. Mais ils ne portaient pas les mêmes que lors du bal de noël de la quatrième année car elles étaient devenues trop petites depuis bien longtemps. C’était également valable pour la nouvelle que Fred et George avaient offerte à leur frère cadet et que celui-ci n’avait jamais portée de sa vie. Ils avaient donc dû tous les trois en acheter une nouvelle pour l’évènement. Celle de Harry était verte bouteille, celle de Hermione était rose pâle avec une décolleté (pas trop voyant quand même), et celle de Ron était rouge vif, sans dentelle comme pour ce fameux bal auquel il s’était rendu ridicule.

    Tout le monde, à Poudlard, était prêt à 10h30 précises. Harry, Ron, Hermione et les autres partirent en direction du Saule cogneur. Ils transplanèrent à l’entrée du tunnel et se retrouvèrent dans Pré-au-Lard. Comme tout le monde ne pouvait pas connaître le village des Weasley pour y transplaner, ils prendraient le magicobus. Le voyage y fut tout aussi pénible et inconfortable que d’habitude du fait des secousses dues soit à la façon de conduire de Ernie Danlmur, soit au brusques changements de décor. Stan Rocade, toujours enfermé injustement à Azkaban, ne les avait pas accueillis lorsqu’ils étaient montés dans le bus à trois étages et le chauffeur semblait plus sombre que jamais à cause de l’absence de son ami. Ils avaient prévu d’être déposés devant le Terrier pour ne pas alerter les moldus dans le village.

    Ils descendirent donc du magicobus (Mrs Weasley, le Professeur McGonagall et Hermione étaient sur le point de vomir) et à partir de la maison des Weasley, ils prirent le chemin de l’église. Le bâtiment avait été réservé pour la journée (un sortilège avait provisoirement été mis en place pour éloigné les moldus, en particulier le pasteur).

    Quand ils y arrivèrent, ils furent accueillis par l’organisateur qui n’avait joué qu’un petit rôle dans la magnifique décoration de la salle. En fait, c’était Fred et Georges qui avaient le plus apporté d’idées mais les responsables du manque de responsabilité de l’organisateur dans le mariage étaient malgré tout Fleur et Mrs Weasley.

    Tous s’assirent sur les chaises et attendirent en discutant de choses et d’autres. Les jeunes mariés, eux, étaient venus avant les autres pour se préparer. Lorsque environ une demi-heure plus tard, le prêtre-sorcier vint leur annoncer que la cérémonie allait bientôt commencé, Harry se rappela des explications qu’il avait fallu lui donner à propos de la religion chez les sorciers.

    Hermione, Ron, et Mr Weasley lui avaient expliqué que dans la communauté magique, l’existence de Dieu était considérée comme une théorie tout à fait plausible que certains savants tentaient de prouver (de façon magique). Les sorciers se représentaient Dieu comme une force magique universelle qui serait à l’origine de tout et qui serait remplie d’amour et de justice. Après, chacun interprétait ce qu’il voulait comme un signe divin et il y avait les mêmes religions chez les mages que chez les moldus. Harry, lui, n’avait jamais entendu parlé de tout ça à Poudlard. Mais il s’était toujours douté que la religion devait exister chez les sorciers (après tout, il avait un parrain).

    Le prêtre se mit donc en face de l’assemblée. Bill arriva et son père, le témoin, se mit à côté de lui. Les demoiselles d’honneur s’avancèrent en jetant des fleurs. Harry pensa que Ginny était magnifique dans sa robe, et ce même si elle n’avait pas l’air spécialement ravie d’être là ; Gabrielle semblait plutôt timide. Lorsque elles furent arrivées au bout de la salle, elles se mirent aux côtés de Bill et de Mr Weasley. Enfin, les portes s’ouvrirent et la future mariée entra. Elle semblait plus belle que tous les astres dans sa longue robe blanche. Tous les hommes présents tombaient sous son charme de demi-vélane. Melle Delacour, qui ne le serait bientôt plus, avança au bras d’un homme qui n’était autre que son père accompagnée de la marche nuptiale. Une fois devant le prêtre, Mr Delacour lâcha le bras de sa fille et se plaça comme les autres témoins et demoiselles d’honneur sur le côté. Le silence se fit et le prêtre sorcier prit de nouveau la parole :

    - Nous sommes tous réunis aujourd’hui dans ce saint lieu pour unir ces deux personnes, William Weasley et Fleur Delacour, par les liens sacrés du mariage.

    « J’aimerais tout d’abord dire quelques mots. Actuellement, nous vivons dans la terreur que font régner Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et ses partisans. Aussi, en ces temps difficiles, il est très important que persistent de tels liens et de telles valeurs que l’amitié, et surtout aujourd’hui que l’amour et la famille. Je suis donc très heureux de célébrer avec vous cet évènement.

    « Bien, commençons. Vous allez tout d’abord échanger vos vœux. Allez-y, Fleur.

    Fleur commença alors sa déclaration. Elle parla des raisons pour lesquelles elle aimait Bill : son courage, son dévouement, sa générosité, etc. Les mères de chacun des mariés commençaient à verser quelques larmes. Arthur Weasley lui-même semblait se retenir de pleurer. Quand Fleur eut fini, ce fut le tour de Bill qui déclara à peu près ce qu’avait dit sa fiancée mais en rajoutant à quel point elle était belle. Le prêtre parla de nouveau :

    - Je vous demanderais de prendre vos baguettes, à présent, et de les joindre bout à bout. Fleur Lavande Marie Delacour, voulez-vous prendre comme légitime époux Mr William Arthur Weasley ici présent ?

    - Je le veux, répondit celle-ci.

    - Promettez-vous de le chérir et de l’aimer, dans le bonheur ou dans la peine, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

    - Oui.

    - William Arthur Weasley, voulez-vous prendre comme légitime épouse Melle Fleur Lavande Marie Delacour ici présente ?

    - Oui, répondit Bill.

    - Promettez-vous de la chérir et de l’aimer, dans le bonheur ou dans la peine, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

    - Oui.

    A chaque fois que Fleur et Bill avaient répondu « Oui. » ou « Je le veux. », la jonction de leur baguette avait brillé un peu plus d’une lumière blanche éclatante.

    - Dans ce cas, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage.

    Le prêtre sortit sa baguette et la pointa sur la jonction des deux autres.

    - Ave Maria !

    Une lumière blanche jaillit de sa baguette et vint frapper cette jonction puis se répandit sur les corps des jeunes mariés qui rayonnèrent.

    - Vous pouvez embrasser la mariée.

    Bill prit alors sa femme dans ses bras et ils s’embrassèrent. Ils cessèrent alors de rayonner et tout le monde se leva pour applaudir. Mmes Weasley et Delacour se tenaient l’une à côté de l’autre et pleuraient de joie.

    Tous les invités partirent en direction du Terrier où aurait lieu une petite fête en l’honneur des mariés avant leur voyage de noces.

    Dans le jardin des Weasley, il y avait partout des tables débordant de nourriture. Les invités discutaient de choses et d’autre. Tandis que Harry s’en donnait à cœur joie en s’empiffrant comme un dingue en compagnie de Ron, Fred et George vinrent vers eux. Ils avaient ce sourire malicieux qui leur était coutumier lorsqu’ils s’apprêtaient à faire une farce. Harry pensa qu’ils prévoyaient sans doute de mettre du leur dans l’ambiance euphorique qui régnait. Leur magasin de farce et attrapes devait leur manquer.

    - Harry, est-ce qu’on peut te voir ? demanda Fred.

    - On voudrait te montrer quelque chose de très intéressant, ajouta George.

    Harry, qui ne voulait pas manquer un de ces tours dont les jumeaux avaient le secret, les suivit en disant à Ron qu’il reviendrait plus tard. Ils sortirent du jardin et continuèrent de s’éloigner un peu.

    - Bon, qu’est-ce que vous voul…, commença Harry en se retournant.

    Il vit alors que Fred et George sortaient quelque chose de leur poche et que leurs yeux paraissaient étrangement vides. Rapide comme l’éclair, il sortit sa baguette et désarma George qui venait comme Harry l’avait prévu de dégainer la sienne. Mais il n’eut pas le temps de se défendre contre Fred. Il vit un éclair de lumière rouge puis plus rien.

 

    Lorsqu’il se réveilla, Ron pointait sa baguette sur lui. Il crut tout d’abord que son ami allait lui aussi l’attaquer mais celui-ci eut soudain l’air rassuré et lui tendit une autre baguette, celle de Harry. Les corps des jumeaux étaient étendus juste à côté de lui dans l’herbe du pré.

    - Ca va, Harry ? demanda Ron. Je vous ai suivi pour voir ce que Fred et George voulaient te montrer et je vois que je n’ai pas eu tort. Comme ils étaient de dos, j’ai pu les stupéfixer sans problème.

    - Tu crois qu’ils sont soumis à l’imperium depuis longtemps ?

    - Sans doute depuis qu’ils ont vendu la poudre d’obscurité aux mangemorts, répondit Ron. Je savais bien qu’il y avait quelque ch…

    Mais il fut interrompu par quatre « crac » sonores et quatre personnes vêtues de capes noires et le visage masqué par des cagoules se matérialisèrent. Harry transplana aussitôt et se retrouva au beau milieu de la fête qui continuait. Il regarda autour de lui et se rendit compte que Ron n’était pas avec lui. Peut-être avait-il transplané dans un autre endroit… ou peut-être était-il resté avec les mangemorts ! Il devait trouver de l’aide mais soudain, un horrible cri de douleur retentit du lieu où se trouvaient les personnes encagoulées. Tout le monde se tut et Harry cria à son tour.

    - Il y a des mangemorts là-bas ! Ils ont Fred, George et Ron ! Vite !

    Certains invités, dont Hagrid, Mr Weasley, Bill, Charlie et Percy, coururent avec leur baguette magique en suivant Harry.

    Quand ils arrivèrent vers les mangemorts, des duels s’engagèrent, mais vu l’infériorité numérique des mangemorts, ils avaient l’avantage. Quand les tortionnaires de Ron les virent, ils prirent la fuite en transplanant. Ron était tout pâle, le corps agité de tremblements. Harry, qui avait déjà subi trois fois le sortilège Doloris dans sa vie, le comprenait parfaitement.

    - Ron ! cria Mr Weasley. Est-ce que ça va ? Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? Ils t’ont torturé ? Oh mon Dieu…

    - Ils ont dit que…

    Mais il fut interrompu par un bruit de transplanage : Fred et George venaient de s’enfuir.

 

    Le bureau des aurors avait été prévenu et des recherches furent lancées pour retrouver Fred et George. Harry avait expliqué ce qu’ils avaient fait et Ron avait expliqué que les mangemorts voulaient le torturer afin de faire revenir Harry.

    - Je pense que Fred et George devaient résister un peu, dit Mr Weasley. Sinon ils n’auraient pas pris la fuite après nous avoir attirés, ça n’aurait pas de sens. Ils devaient penser qu’il s’agissait d’un mariage discret ou il n’y avait très peu d’invités. Ils ne se doutaient pas que tous les membres de l’Ordre assisteraient au mariage.

    - Mon pauvre chéri, avait répété pour la dixième fois Mrs Weasley, au chevet de son fils qu’elle avait quasiment forcé pour qu’il aille à l’infirmerie, ce qui était totalement inutile vu l’absence de Mrs Pomfresh. Quand je pense qu’ils ont utilisé le Doloris sur toi…

    - J’irai mieux si tu ne me le rappelais pas sans arrêt, maman, s’agaça Ron. Et puis si Harry l’a subi trois fois, on doit pouvoir s’en remettre.

    - Quoi ? s’exclama Mrs Weasley. Trois fois ! Mais quand ?

    - Euh… Voldemort s’est amusé deux fois à me le lancer quand il est revenu et un mangemort me l’a lancé dans le dos quand je poursuivais Rogue, expliqua Harry un peu gêné de vanter ainsi ses exploits. Mais il a dit que…

    - Qu’est-ce qu’il a dit ? demanda Hermione.

    - Rien d’important, répondit-il.

    Personne n’insista. Harry, lui, était troublé. Ce jour-là, il ne s’en était pas soucié. Ce jour-là, il était sous le choc de la mort de Dumbledore. Mais maintenant il se souvenait que Rogue avait dit quelque chose, c’était pour cette raison que l’autre mangemort avait cessé de le torturer. Il avait dit : « As-tu oublié les ordres ? Potter appartient au Seigneur des ténèbres !... ». Potter appartient au Seigneur des Ténèbres… Cela signifiait-il que Voldemort avait décidé d’en finir personnellement avec lui ? Cela voulait-il dire que le mage noir avait interdit à quiconque de tuer Harry Potter à sa place ? La prophétie commençait-elle donc à se réaliser ? Si Voldemort faisait de Harry une affaire personnelle, l’affrontement final prévu deviendrait inévitable, comme le lui avait expliqué le directeur. Lorsque dans le dortoir, il raconta tout cela à Hermione, celle-ci lui répondit qu’il n’y avait rien de nouveau.

    - Tu savais déjà que Voldemort voulait te tuer, Harry. Il le veut depuis qu’il a reçu son propre sortilège à cause de toi. C’était évident.

    - Mais jusqu’à maintenant il n’avait pas hésité à demander à ses mangemorts de le faire. Quand il est revenu, il a voulu qu’on se batte en duel pour me ridiculiser et prouver que je n’avais rien de particulier.

    - Ce qui est faut, Harry ! s’exclama hermione. Dumbledore te l’a dit, tu es le seul à pouvoir le vaincre ! Voldemort a bien dû s’en rendre compte !

    - Je me demande s’il ne sait pas quelque chose au sujet de la prophétie. Je me demande s’il ne connaît pas la seconde partie, celle qui dit que notre combat est inévitable.

    - Dans ce cas, pourquoi aurait-il enlevé Trelawney ? demanda Hermione.

    - Je ne sais pas… Peut-être qu’il n’en est pas sûr et qu’il veut s’en assurer, répondit-il.

    - Mais tu m’as bien dit qu’elle ne conservait pas le moindre souvenir de ses vraies prédictions ?

    - Grâce à la legilimancie, il peut sans doute voir dans son subconscient. Elle était en danger depuis le début, en dehors de Poudlard ; Dumbledore me l’avait dit ! J’aurais dû penser à tout ça beaucoup plus tôt. Comment ai-je pu être aussi bête !?

    - Dumbledore venait de mourir de la main d’un professeur, dit Hermione pour le réconforter. Toute l’école était bouleversée et tu connaissais Dumbledore plus que quiconque. C’est normal que ça te soit sorti de la tête.

    Au souvenir de cette terrible journée, Harry et Hermione ne purent continuer. Harry avait essayé de s’amuser avec ses amis, de ne plus penser à tout cela. Mais la mémoire de Harry venait de se raviver et il commençait à se rapprocher de cet état d’esprit qui avait été le sien. Après être rentré chez les Dursley, cet été, il s’était immédiatement enfermé dans sa chambre. Il ne pouvait pu pensé d’une manière autre que négative. Mais il avait fait le point et son deuil était presque terminé. Cependant, il s’apercevait maintenant que tous ces sentiments étaient toujours présents en lui et le seraient peut-être éternellement. De plus, les jumeaux n’étaient plus là pour l’égayer, à présent.

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